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dimanche 6 juin 2010

perdante & brûlante


la cigarette perd de son tabac
dans des draps aux images (à)
mer. des vagues au lit
 / provoquées par l'arrimage
des muscles contractés /

concassent la cigarette.


la cigarette et son allumette
allument sa brèche au contact
de sa mèche ; assez sèche
pour incendier un cendrier
de broussailles.
les corps s'assaillent.
puis.
les corps tressaillent.


la cigarette se perd

entre ces paires de mains qui
espèrent
l'inespéré.

entre ces paires de mains qui
se repèrent
dans le noir.

entre ces paires de mains qui
exaspèrent sa fumée troublée
/ par ces mêmes mains qui coopèrent sans elle /

la cigarette se perd 



vendredi 4 juin 2010

ne plus croire en l'homme ne tue pas



mon corps invisible se déshabille.
le progrès me dévore chaque jour.
je me pique la peau. espèce de parano.
la proximité me met sur la paille.
je ne sais plus réfléchir, dormir.
l'époque de la vie est dorénavant partie.
je meurs au petit matin, insolant.
se cogner et crier comme un bébé.
le lait jeté dans le cendrier.
comme deux sœurs chantées
dans une danseuse paralysée.
je me démène toujours démuni.
et quand le ciel crache son sang
je regarde ; la bouche ; grande ouverte.